Bye Bye Villa O´Higgins. Pourtant, ca sentait l´aventure cette petite ville calée tout au fond de la grande route du sud chilien. Guillaume et Fabrice ont fini par redescendre de leur petit trek de deux jours vers le glacier du coin. Hélas, une piste plutot mauvaise et casse-gueule les a dissuadés des le deuxieme jour. Alors, juste apres un ultime échange avantageux de pesos chiliens avec les routards francais qui trainent au camping (et qui ne connaissent pas encore tres bien les taux de change), la fine équipe met les voiles pour aller poser la carpette dans les hauteurs du village en pleine foret. Petit feu improvisé, lampées de liqueur de Dulce de Leche et cris de pumas affamés dans la jungle hostile.
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Paf le lendemain, c´est journée bus. Probleme: le bus en question, il faut le pousser pour le démarrer. Ca crapote et ca tousse mais ca finit par envoyer la sauce. Six heures et demi de tape-cul sur la piste australe a travers des paysages de jungle, de haute-montagne et des cascades a n´en plus finir. Ils en prennent plein les mirettes, les p´tits loups. La Carreterra Austral est une piste de cailloux qui progresse chaque année depuis... les année Pinochet (semble-t-il). C´est lui qui l´a initiée et du coup, beaucoup de monde dans le sud est resté partisan d´Augusto. Du coup, nous parlons tres doucement et regardons religieusement l´ouvrage qui passe les cols et transperce les colines rétives. Pas mal.
Le soir, c´est la petite ville de Cochrane. Toujours pas de distributeurs de billets qui accepte la Visa. Ce sera donc ceinture pour la bouffe en attendant Coyhaique le lendemain. Ils se posent finalement au camping payant (les fourbes: Guigui avait bien proposé de dormir sur le terrain municipal au milieu des chevaux mais la proposition n´a pa fait l´unanimité...) Et la, tac paf bim, surprise au camping, le meme Guigui rencontre un ancien camarade de cordée sur les hauteurs de Grenoble. Ben mon cochon, c´que le monde est petit. Le type en question descend la Carreterra á vélo. Ils sont nombreux sur la route. Finalement le camping étant rempli de francais, une petite table s´improvise avec des canettes de Cristal et des morceaux de bonne barbac du boucher du coin (ah ben oui pour la viande, y a de l´argent).
Un lago sur le chemin du bus
Lendemain, mercredi, deuxieme journee de bus avec en perspective, un bon gros resto et du vino tinto plein le foie. Le trajet est de huit heures cette fois. Et au menu, c´est encore du pain, youpi. Apres une succession sympatoche de lacs ils arrivent dans la grande ciudad du coin: Coyhaique. Direction le DAB qu´on asseche direct. Ils prennent une photo du DAB en souvenir: ca faisait trop longtemps. Aussitot plein de fric (salauds d´Européens) ils recherchent une petite hospedaje pour la nuit. Ils aterrissent dans une baraque curieuse oú il faut aimer les murs en papier. Resto en ville suivi de la petite blague du soir d´Emilie sans laquelle la journée s´acheverait mal. Et pioncette.
Au petit matin, Fabrice et Guigui décident d´aller se taper de nouveau un ch´ti trek des familles au Cerro Catillo, a quelques km de lá. Emilie et Jean restent en ville, le temps de s´imprégner de l´ambiance. Ils rejoignent les dingues du dénivelé des samedi pour une fiesta de village avec rodeo et grillades familiale en perspective.
Le temps pour Guigui de faire des bisous a Iris (BON ANNIVERSAIRE IRIS ¡¡¡¡¡¡) et c´est reparti.
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